Que faire si le chat d’un voisin cause des nuisances ?

Animaux enclins à vagabonder les chats peuvent parfois causer du tort au voisinage : déjections, griffures voire attaques d’autres animaux… On peut malheureusement être confronté à ce genre de nuisances si un voisin proche ou lointain a un ou plusieurs de ces petites félins.
Que faire alors en cas de nuisance causée par le (ou les) chat(s) d’un voisin ?
- Dialoguer avec le propriétaire pour empêcher son chat de nuire
- Engager un dialogue amiable avec le propriétaire
- Envoyer un courrier recommandé au propriétaire du chat
- Faire appel à un tiers pour régler le litige
- Recourir à un conciliateur de justice ou un médiateur
- Saisir la justice
- Principaux textes de loi relatifs aux nuisances par des animaux
Dialoguer avec le propriétaire pour empêcher son chat de nuire
Un chat peut causer de multiples désagrément dans le voisinage proche ou lointain : déjection dans les plantations, sur une terrasse…, dégradations diverses : griffures sur une clôture, un meuble…, attaque d’autres animaux (des poules par exemple), nuisances sonores…
Par ailleurs, le Code civil stipule (article 1243) que le propriétaire d’un animal est responsable des nuisances qu’il a causé.
Engager un dialogue amiable avec le propriétaire
Ainsi, s’il est avéré qu’un chat est pour vous la cause de nuisance et si vous en connaissez le propriétaire, une première démarche utile peut consister à aller lui trouver pour lui exposer courtoisement la situation en lui indiquant précisément en quoi consiste les nuisances causées par son animal et, si possible en suggérant des solutions : surveillance accrue, pose de clôture, etc.
De votre côté vous pouvez aussi envisager de mettre en place des mesures concrètes comme des dispositifs répulsifs sans danger pour le chat mis en cause ou les autres animaux, poser des grillages…
Envoyer un courrier recommandé au propriétaire du chat
Si vous ne parvenez pas à nouer le dialogue avec le propriétaire de l’animal ou si un dialogue amiable n’a pas porté ses fruits, vous pouvez envoyer un courrier recommandé avec avis de réception à ce dernier.
Dans celle-ci, il convient de décrire précisément les nuisances perpétrée par l’animal et de demander qu’elles cessent dans un délai raisonnable. Il est utile de joindre à son envoi des preuves photographiques des nuisances (et d’en conserver une copie, à toute fin utile par la suite).
Faire appel à un tiers pour régler le litige
Si vos démarches de communication avec le propriétaire de l’animal mis en cause s’avèrent inefficace, il est sans doute temps de recourir à un tiers.
Recourir à un conciliateur de justice ou un médiateur
En cas de conflit de voisinage comme celui-là, vous pouvez, avant d’entreprendre éventuellement des actions en justice, saisir un conciliateur de justice ou un médiateur.
Le conciliateur de justice peut être saisi gratuitement, généralement en mairie, en ligne ou auprès du tribunal. Il pourra convoquer les deux parties pour une réunion afin d’entendre les arguments de part et d’autre puis de proposer une solution. La procédure de saisine du conciliateur de justice est relativement rapide (souvent l’affaire de quelques semaines).
Professionnel formé à la gestion des conflits, le médiateur aide les deux parties à trouver un terrain d’entente (mais ne fournit pas de solution lui-même). Son recours est généralement payant.
Saisir la justice
Si toutes les démarches précédemment énoncées ne vous permettent pas de voir la situation s’améliorer, vous pouvez envisager de saisir le tribunal judiciaire du lieu des nuisances.
Un juge pourra ordonner au propriétaire de l’animal de faire cesser les nuisances, le versement de dommages et intérêts à la personne à laquelle il a nui en faisant reconnaître un trouble anormal de voisinage.
Principaux textes de loi relatifs aux nuisances par des animaux
Voici les principaux textes de loi français qui traitent des nuisances dues à un animal domestique comme un chat.
- l’article 1243 du Code civil : stipule que le propriétaire d’un animal est responsable du dommage que l’animal a causé ;
- la jurisprudence du trouble anormal de voisinage s’il est prouvé que la nuisance est anormal par son intensité et/ou sa fréquence et qu’elle est un trouble dépassant les inconvénients normaux ;
- l’article 544 du Code civil : évoque l’atteinte au droit de propriété, droit de jouir de son terrain sans instruction excessive ;
- l’article L211-23 du Code rural et de la pêche maritime : stipule qu’un chat est considéré en divagation s’il est non identifié et hors de portée de son maître ou à plus de 200 mètres d’une habitation.
